février 2026

Nous étions sur le point de vous envoyer la note suivante vendredi… et, en l’espace de quelques heures, le visage du monde a basculé.

Février se termine avec un S&P 500 en recul modéré d’à peine 0,87%, mais le ressenti a été tout autre : pour beaucoup d’investisseurs, le mois a eu des allures de marché baissier.

Nous abordions pourtant mars avec un certain optimisme, en anticipant un mois de reprise, assez différent de ce que nous venions de traverser.

Notre conviction restait que les valorisations s’étaient en grande partie réajustées et que la pression vendeuse s’était progressivement tarie.

Entretemps, la donne géopolitique a radicalement changé. L’attaque conjointe israélo‑américaine a plongé tout le Moyen‑Orient dans une nouvelle phase de tourmente, avec une intensification des bombardements, l’implication directe de plusieurs capitales régionales et des tensions accrues autour du détroit d’Ormuz.

La combinaison de frappes, de ripostes et d’une rhétorique de plus en plus agressive a mécaniquement ravivé les primes de risque, en particulier sur l’énergie, certains actifs de la région et des segments spécifiques du crédit.

Sur les marchés, ce type de choc suit généralement un schéma relativement récurrent.

On observe d’abord un mouvement de dé‑risking brutal mais concentré dans le temps, avant une phase de re‑pricing plus rationnelle, à mesure que les contours économiques réels de la crise deviennent plus clairs.

En d’autres termes, les chocs géopolitiques entraînent souvent une vague initiale de ventes qui peut, in fine, créer des points d’entrée intéressants, à condition qu’ils ne débouchent pas sur un choc macro durable (récession globale, choc pétrolier prolongé, rupture significative des flux commerciaux, etc.).

L’histoire montre qu’une fois la phase d’émotion passée et le rapport de forces stabilisé, les indices actions reviennent fréquemment vers – voire au‑delà – de leurs niveaux d’avant‑crise sur un horizon de quelques semaines à quelques mois.

Dans la situation actuelle, la question clé n’est donc pas tant l’intensité des premières 48–72 heures que la durée et l’ampleur du choc : fermeture prolongée ou non des routes énergétiques, degré de contagion à d’autres théâtres, réaction des grandes puissances et des banques centrales.

Tant que l’on reste dans un choc principalement géopolitique et financier, sans basculer dans un scénario de récession mondiale, il est plus probable que cet épisode crée de la volatilité exploitable qu’un véritable changement de régime de marché.

Notre approche consiste à traiter cette séquence comme un stress aigu à gérer, et non comme la fin du cycle haussier engagé ces derniers trimestres.

Dans ce contexte, nos convictions de fond demeurent inchangées.

Nous continuons de privilégier les grandes capitalisations du secteur de l’énergie, qui bénéficient d’une prime de risque accrue sur le brut, ainsi que les valeurs de matériaux, dans un environnement de réarmement, d’investissement en infrastructures et de transition énergétique.

Nous maintenons également notre biais en faveur des Mag Seven, dont la combinaison de croissance structurelle, de bilans solides et de leadership technologique offre un socle de résilience dans un environnement plus heurté. Le calibrage tactique du risque pourra être ajusté au fil de l’évolution du conflit, mais le message central reste le même : ne pas confondre choc géopolitique aigu et rupture macroéconomique durable.

mars 2026

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février 2026

Nous étions sur le point de vous envoyer la note suivante vendredi… et, en l’espace de quelques heures, le visage du monde a basculé. Février

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